Chacun constate que la crise financière qui a surpris les acteurs du marché -même si certains Cassandre prévoyaient déjà l’implosion du système qui, reconnaissons-le, marchait visiblement sur la tête- a entraîné des revirement de positions à 180° de la part des “experts en économie” et des politiques de tous bords. Le vent change brutalement lors d’une tempête et s’oriente toujours au nord après son passage !
Le financiarisation de l’économie aujourd’hui largement décriée est plutôt une bonne chose en ce sens qu’elle a accéléré la mondialisation, l’extension du progrès matériel ( santé, nouvelles technologies, niveau de vie … ) et apporté la paix.
Malheureusement, faute de régulation, elle a été dévoyée depuis une vingtaine d’années. Ainsi, son seul objectif est devenu le profit de manière totalement irrationnel.
Il faut en tirer les leçons et remettre la finance au service de l’économie, l’économie au service de l’homme.
Il appartiendra aux politiques d’initier les partenariats qui leur permettront de créer des instances internationales de régulation. Ca urge ! Or, les élections américaines n’auront lieu qu’en novembre.
Entre-temps, à notre niveau, commençons par nous interroger sur nos rapports à l’argent et l’usage que nous faisons du crédit.
Au lieu de paniquer, constatons que la prudence de nos banquiers qui ont respecté des normes d’endettement raisonnables et évalués correctement les gages nous a mis à l’abri de “subprimes” à la françaises !
Tout en instituant et en renforçant les règles de responsabilité destinées à protéger les plus faibles du surendettement, ne perdons pas de vue que nos emplettes sont nos emplois et qu’en France la consommation tire la croissance. Nous avons une dette publique lourde mais l’endettement des ménages reste plutôt satisfaisant comparativement à l’ensemble de nos voisins européens.
L’urgence, c’est à dire affronter dans les meilleures conditions la crise économique qui va immanquablement suivre la crise financière qui, d’ailleurs pointait déjà le bout de son nez avant la faillite de Lehman Brothers, consiste à créer de la croissance.
Sachons choisir nos priorités !
A cet égard, le rachat de crédit est un moyen, pour modeste qu’il soit, de concilier ces exigences à priori contradictoires : maintenir la consommation en retrouvant du pouvoir d’achat et respecter un taux d’endettement raisonnable qui assure une solvabilité optimale.
Pour les banques, c’est la même chose : le regroupement de crédits ne présente que des avantages : il apporte des liquidités, souvent des garanties et il resolvabilise les débiteurs en situation difficile, évitant ainsi de voir le nombre de défaillances s’accroître. Ce recyclage est bénéfique à l’économie dans le contexte actuel.
Je l’ai dit l’impact du réaménagement de prêts est relativement minime mais 5 millions de ménages pourraient en bénéficier et là , c’est déjà moins marginale !
Françoise FONDADOUZEGérante RAINBOW FINANCE
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Le rachat de crédit, un réflexe en ces temps de crise est proposé par notre auteur, creditgirl qui à écrit 15 articles.
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